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  • Cavalier seul – Le temps, l’enfer des dictateurs
    Écrit le Dimanche, 30 Janvier 2011 22:52 Écrit par Ange Hermann GNANIH

    Le temps joue souvent contre eux. Parce qu’il est au-dessus d’eux. Les politiques ont souvent pensé qu’il suffisait de durer au pouvoir pour avoir d’emprise sur le temps. Le pouvoir du temps finit toujours par avoir raison du temps passé au pouvoir. Le président tunisien Ben Ali, parce qu’il a exercé 23 ans durant, un pouvoir sans partage sur le peuple tunisien, avait fini par se voir immuable. Indéboulonnable. Irremplaçable. Et c’est le piège qui guette tous les dictateurs. Qui au fil du temps, rêvent d’une éternité au pouvoir. Tout ce qui dure n’est pas éternel. Encore une fois, la volonté de changement radical du peuple tunisien montre combien, seuls les peuples, après Dieu, sont les maîtres de leur propre destin. Et ceux à qui les peuples confient le pouvoir, ne sont que leurs sujets. D’une colère patiente, un peuple qu’on croit bâillonner, vient toujours à bout de ses oppresseurs. La colère du peuple est la colère de Dieu. En scandant « pain, liberté, dignité, démocratie ! », ces manifestants des semaines durant, ont battu ou battent encore le pavé sous les balles assassines de chancelantes dictatures aux abois, pour changer le cours de leur histoire. Après les tunisiens, le peuple égyptien programme le départ certain du Président Hosni Moubarak. 30 ans au pouvoir et une boulimie de puissance intacte ! Le vieux dictateur utilise la force pour se maintenir. Il n’entretient que l’illusion d’être encore au contrôle des choses de l’Etat… L’exemple tunisien a si bien montré que : « la violence sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec » a écrit Jean-Paul Sartre, dans « Situations II ». Il y a donc du bon dans cette vague de révoltes arabes qui balaient le nord de l’Afrique : ces soulèvements ne sont portés par aucune idéologie. En cela, ce ne sont pas des révolutions. Pour changer d’avenir, Tunisiens et Egyptiens, n’ont eu besoin d’aucun soutien de l’étranger. Au point où, leur détermination embarrasse  plutôt, un monde occidental qu’ils renvoient à la fatale ambigüité de sa politique étrangère. De ce fait, ils n’ont eu besoin de recourir à aucune voix extérieure pour parler en leur nom. Leurs souffrances, leur mal-être parlent déjà si bien pour eux. Ainsi, le choix de celui qui les conduira, sera ce qu’ils décideront. Eux-mêmes. En toute légitimité. En toute légalité. Quand un peuple qui a souffert décide de tourner radicalement la page, il le fait sans sourciller. Parce que pour lui, en cet instant précis de son initiative libératrice, « le présent n’est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l’action », a si bien écrit Simone de Beauvoir, dans « Pour une morale de l’ambigüité ».

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Simon Pierre Koffi, Président de la Jeunesse étudiante catholique (Jec)

Source, Fraternité Matin du mercredi 02 février 2011

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Anick Nignan et Ange Hermann Gnanih, vous proposent l’un des rares textes de l’une des figures importantes du combat pour la liberté et la dignité des Noirs : Malcom Little devenu Malcom X. La vie de ce lutteur noir n’a pas été long fleuve tranquille. Elle a été bouillonnante. Il a passé six ans en prison puis, il fera un chemin avec le sulfureux Elijah Muhammad, initiateur du mouvement, Nation of Islam. Pour Malcom X, le Noir ne peut se libérer que s’il prend en main son propre destin. Ce qui sous-entend qu’il lui faut structurer et organiser son action, son engagement, sa lutte. Tout le monde était unanime, Malcom X était un tribun. Il était très éloquent. Ce qui très vite lui coûtera la jalousie de Muhammad qui le marginalisera. Dans ce texte que nous vous proposons et qui n’est en fait qu’un extrait d’interview accordée Kenneth Clark, il s’en prend violemment à Martin Luther King. Il l’a toujours accusé d’être un lâche au service de la race blanche. Malcom est très vite devenu le porte flambeau de la lutte radicale pour l’émancipation des Noirs aux Etats-Unis. Il a eu la dent dure contre « la marche de Washington » du 28 août 1963. Pour lui, ce n’était qu’une farce. Il ne comprenait pas pourquoi cette manifestation devait s’ouvrir aux Blancs. Sa radicalité le poussera même à l’indifférence, à la mort de John Kennedy. Personnage controversé, xénophobe sur les bords, Malcom X avait plus d’influence, sur les jeunes noirs des quartiers pauvres que Martin Luther King et son discours non violent. La radicalisation du mouvement noir dont il est le principal artisan, servira de levain à des mouvements comme Black Panthers ou encore le Black Power. Le lutteur noir n’aimait pas non plus les juifs. Et il ne s’en cachait pas. Mais Malcom n’était « antisémite » que pour des raisons essentiellement économiques. Il estimait en effet, que les propriétaires juifs s’enrichissaient sur le dos des jeunes noirs démunis. Malcom X est un personnage historique fascinant, controversé, au discours teinté d’une haine profonde pour la race blanche et les juifs. Ce texte des années soixante, qu’il faut situer dans le contexte historique du combat des Noirs pour la reconnaissance de leurs droits civiques, résume bien à nos yeux le personnage et sa philosophie militante. Bonne lecture et fructueuse réflexion…  Lire la suite

 

 

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